jeudi 20 décembre 2012

Bobótola bato mbɔ́ngɔ te mpé bofunda bato na ndéngé ya lokutá te

Jean azongiselakí bangó na evanjile ya lomíngo gaudete : «Bobótola bato mbɔ́ngɔ te mpé bofunda bato na ndéngé ya lokutá te; kási botálela káka lifuti na bínó.» 

Ebelé ya bato batunaki yé: «Esengeli tosála níni?» Jean azongisakí: «Moto óyo azalí na kazáka míbalé, apesa móko na óyo azángí yangó. Moto óyo azalí na biloko ya kolía asála mpé ndéngé móko.» Bafútisi mpáko bayakí mpé mpó na kozwa libatisi; bongo batunaki Jean: «Motéyi, tosengélí kosála níni?» Azongiselakí bangó: «Tángo bofutisaka mpáko bobákisa mbɔ́ngɔ mosúsu te likoló ya óyo batíndaka! Basodá mpé batunaki yé: «Bongo biso, tosengélí kosála níni?» Jean azongiselakí bangó: «Bobótola bato mbɔ́ngɔ te mpé bofunda bato na ndéngé ya lokutá te; kási botálela káka lifuti na bínó.»

Bato bazalákí kozela na elikia monéne mpé bangó nyonso bazalákí komituna-tuna na nsé ya mitéma, soki Jean azalí Kristo. Jean azongiselakí bangó nyonso: «Ngai nazalí kobátisa bínó na mayi, kasi moto moko azali koya, aleki ngai na nguyá, mpé nazalí ya kokoka kutu te mpó na kofungola basinga ya ba sandale na yé. Yé moto akobátisa bínó na Molímó Mosántu mpé na moto.» Asimbí kiyungulu na maboko na yé, akopetola esika na yé óyo batutelaka mbuma; mpé akobomba ble na ebombelo na ye; kasi akotumba matíti na moto móko óyo ekúfaka te! Jean azalaki kolendisa bato mpé azalakí kotéya bangó Sango-Malámu na maloba mosúsu míngi. (Luka 3.10–18)

 

* ** *** ** *
Comme c’est fréquemment le cas au cours de l’Avent, saint Jean Baptiste est sous les feux de la rampe. Souvent, il est dépeint comme un prédicateur au caractère colérique, qui faisait peur aux gens pour les amener au repentir. C’est une caricature! Tout d’abord cette conception n’explique pas comment il a été capable d’attirer à lui des foules si nombreuses et de gagner tant de cœurs. Et ensuite, cette conception passe à côté de l’essentiel de son message qui est que le salut est tout proche, sur le point de se réaliser. C’est exactement à l’opposé d’un message prétendument noir, pessimiste, menaçant.
Mais le salut ne tombe pas du ciel comme la pluie: Ce sont les gens, nous tous, qui doivent changer notre comportement: N'exigez rien de plus. Pas de madeso mwa mwána. Ne faites ni violence, ni tort à personne. Le salut vient, quand nous nous tournons vers le Christ et nous changeons notre comportement. Sinon, Noël n'aura pas lieu cette année, mais la crise et la misère résteront jusqu'à la mort..
P. Martini o.p. 

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Cet article fut publié par Itimbiri ya Sika le jeudi, 20 décembre 2012 à Aketi, Bas-Uele.

jeudi 13 décembre 2012

Deux places gagné sur la liste de l'échec

Le Congo coule: nagez!
Le Congo avance sur la liste des états pourris, des états dits «en déliquescence». Un état en déliquescence ou état défaillant ou état failli ou état déstructuré ou état en échec est un état qui ne parvient pas à assurer ses missions essentielles, particulièrement le respect de l’état de droit. L'organisation non-gouvernementale Fondation pour la Paix a construit un indicateur, le «Failed State Index», au moyen de 13 indicateurs.

Et enfin une bonne nouvelle pour M. Kabila et le perroquet Lambert Mende: Le Congo
avance en 2012 de deux positions en deuzième position, et reste tout juste derrière la Somalie. Cette deuzième position – qui veut dire que le Congo est en ce qui concerne la vie sociale, l'économie et la politique le deuzième plus pire pays du monde – était déjà une fois occupé par le Congo en 2005 et en 2006. Après, notre pays a reculé en 7e position en 2007 – vous vous rappelez, les conditions de vie se sont tout petit peu amélioré. Tempi passati. Depuis, le Congo avance en marche arrière: 6e en 2008, 5e en 2009 et 2010, 4e en 2011 et maintenant pas 3e, mais déjà 2e.

Un État failli «est confronté à de sérieux problèmes qui compromettent sa cohérence et sa pérennité». D'autres indicateurs probants sont:

  • un gouvernement central si faible ou inefficace qu'il n'exerce qu'un contrôle marginal sur son territoire – nous voyons son absence en notre province aussi qu'au Kivu
  • la légitimité dudit gouvernement pour prendre certaines décisions est contestée – les éléctions falsifié d'il y a un an
  • l’absence de services publics essentiels – jamais vu depuis 1960
  • une corruption généralisée – merci au «père fondateur» qui l'a intraoduit: «si vous avez un poste, prenez un peu…»
  • la présence de réfugiés ou déplacement de populations – omniprésente dans le Uele
  • une crise économique – omniprésente dans le Uele
  • des relations conflictuelles avec les pays voisins - avez-vous dit Angola, Centrafrique, Rwanda, Uganda?
Une grande difficulté à affirmer ou pas l'existence de ce monopole se retrouve par exemple lorsque l'état soutient des milices locales. Ou lorsque l'inefficacité de l'administration, du système judiciaire, la présence d'une économie informelle étendue laisse douter de la capacité de l'état à s'imposer dans une compétition pour le pouvoir avec certains acteurs locaux. En principe, même dans un état en déliquescence certaines de ses fonctions pouvaient être assurées.

Si le Congo et l'avant-dernier, ne pensez pas que la fin de la souffrance est proche. En vie réligieuse, un nouveau roi nous est annoncé. Hérode de Kinshasa, méfie-toi – mais ce roi n'est pas de ce monde. Ce dernier temps, il avait des changements politiques, en Tunisie, en Égypte, en France. Ceci fut toujours le peuple qui avait agit. Ne courrez pas au port pour embarquer vers Kinshasa. Une rébéllion ne change rien.

Ce que nous pouvons changer, c'est notre village et notre territoire. Commonçons aujourd'hui:

  • moins de pression démographique: trois ou quatre enfants bien nourrit sont une meilleure assurance à l'âge qu'une dizaine mort de faim.
  • de la justice: écoutons les juges et soutenez-les. Dans le village, dans le territoire. Seulement une justice «officielle»/traditionelle est juste. L'arbitrage est toujours faux.
  • croissance économique: travaillons ensemble, pour faire avancer l'économie locale. Regroupons nous. En famille, en village, en territoire.
  • l'état légitime: adieu la corruption dans notre territoire. Plus de pillage. Transparence et respect.
  • service public: renforçons les services publics, tel école, garde villagoise, système de santé, transports. Tout ne fonctionne pas avec l'air. Chacun doit contribuer – ce qui n'ont rien donnent un petit rien-du-tout et mille rien-du-tout permettent de faire tourner modestement nos services public dans notre village et notre territoire.
Laisson le Congo couler. Laissons Kabila faillir. Laissons Mende débiter des âneries. Mais l'Uele resiste, car dans nos villages, il y a des hommes droit et juste. Il y a vous, votre voisin et vos amis. Votre communauté a besoin de votre honnêteté.

Commentaire par Esperence Monoko Polelele


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Cet article fut publié par Itimbiri ya Sika le jeudi, 13 décembre 2012 à Aketi, Bas-Uele.

jeudi 6 décembre 2012

Kabila fouetté deux jours avant St-Nicolas par MƆBILO

Le petit K. ne fut pas sage.
Du 1er au 4 décembre, Radio Okapi ne fut pas disponible dans le province de Kinshasa. Le signal de cette station de radiodiffusion neutre fut coupé par le gouvernement. 

La raison: Selon le ministre du mensonge publique, Lambert Mende, Radio Okapi n'avait pas soumis la grille de programme au ministre respectif. Cette raison est absolument ridicule, car le programme de Radio Okapi est connu depuis plus de dix ans et même disponible sur internet (bibliothèque virtuelle, consultable avec des machines éléctroniques disponible en zones urbaines). En plus, Radio Okapi est géré par la Fondation Hirondelle depuis plus de dix ans sans aucune plainte. Cette organisation est basé en Suisse, le pays le plus respectué du monde et havre de paix depuis plus de 160 ans.

Comment a rigolé le monde entier, quand mardi matin – Radio Okapi était toujours bloqué en capitale – une autre Radio, la fameuse BBC de Londres, avait annoncé une procédure similaire: Le Fonds monétaire internationale (Mɔsɔ́lɔ-mbɔ́ngɔ mwa bikólo bikólo, MƆBILO) a suspendu un crédit de 560 milliards de francs. La raison: M. Kabila et son entourage avaient oublié de publier des contrats miniers. C'est à dire: Contre les règles et contre la loi, le «gouvernement» Kabila a signé en cachette des contrats miniers. Comme des petits enfants qui font des bêtises et pensent que les parents ne remarqueront rien. Et une fois de plus, les organisations internationales ne se laissaient pas avoir par le petit Kabila qui veut bien être un grand président.

Mais cette fois, il sera punis: deux jours avant la fête de St-Nicolas, les occidentaux lui ont bien fouetté: Suspendre 560 milliards de francs, cela est fort, car l'argent du Fonds monétaire internationale couvre 30% du budget national. Donc maintenant, M. Kabila ne peut plus manger l'argent ou il ne peut plus payer ni les fonctionnaires et ni les militaires. Ceci à un moment ou l'opposition est déjà faché à cause des élections volé d'il y a un an et l'enlévement d'un politicien kinois pendant 100 jours – et au moment d'une rébéllion au Kivu, ceci pouvait être le suicide final.

commentaire par Dieudonné Lolémo Pilipíli


publié le jeudi, 6 décembre 2012 dans «Itimbiri ya Sika»
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jeudi 29 novembre 2012

La malédiction des matières premières

Soldat du M23 devant l'hôptial
Health Africa à Goma.
Pourquoi le M23 est-il créé? Pour les mêmes objectifs que l’AFDL-PPRD, le RCD et le CNDP: faciliter le pillage des matières premières de l’est de notre pays par la famille Kabila, le Rwanda, leurs alliés occidentaux et leurs multinationales. Si la population congolaise est massacré, cela manque d'importance.

De notre envoyé spécial MHN à Goma par téléphone
Les solutions aux conflits des Kivus ont déjà eu lieu dans les coulisses. Il ne sont ni écrit, ni communiqués. Il s'agit du partage des bénéfices tirés de l'exploitation minière entre MM. Kabila et Kagame. Au Kivu, le coltan et la cassitérite sont exploités pour y produire des métaux (tantale et étain), qui sont utiles pour l'industrie électronique. En outre, les dépôts de tungstène et d'or sont exploitées. Le Rwanda est au centre des exportations de minerais en utilisant des entreprises obscures via Dar-es-Salaam vers l'Asie. Les bénéfices de contrebande sont pour soutenir le système de favoritisme politique du Front populaire rwandais (FPR), le parti au pouvoir de Kagame. Ces bénéfices sont essentielles à la croissance économique étonnantes du Rwanda où le FPR détient tous les entreprises publiques.

Les relations rwandah-congolaises peuvent être simplifiées à ces exploitations irrégulières des ressources naturelles - en plus des minéraux, des forêts tropicales, des ranchs de bétail – sont perçus. Le Rwanda a soutenu en 1996 l'insurrection victorieuse de Laurent-Désiré Kabila, le père de l'actuel homme au pouvoir congolais, contre le dictateur Mobutu. Deux ans plus tard, la rébellion de Laurent Nkunda et son Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Le RCD a été intégré dans l'armée congolaise en 2003, mais un an plus tard Nkunda éclate une mutinerie  à Bukavu.

En 2006, il a fondé le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP). Au printemps dernier, l'histoire s'est répétée. Cette fois-ci soufflait Bosco Ntaganda, qui avait déjà été remplacé en tant que chef des rebelles, à se mutiner, pour éviter l'arrestation. Il a commencé la révolte de M 23, qui, comme ses prédécesseurs, a reçu le soutien du Rwanda. La semaine dernière, l'ONU a publié le rapport le plus récent de son groupe d'experts (S/2012/843 sur le site Internet du Conseil de sécurité des Nations unies). Par la suite, la chaîne de commandement effective du M 23 va de Ntaganda directement au ministre de la Défense rwandais Kabarebe. Le Rwanda soutient les rebelles avec des armes, des munitions et de l'information. Lorsque les combats ont commencé la semaine dernière la milice a, selon la force de maintien de la paix des Nations unies au Congo-Kinshasa (MONUSCO), utilisé  un dispositif de vision nocturne, entre autres choses, qui parvenais du stock de l'armée du Rwanda.

Plus Mafia comme rébellion
Mais il ya aussi des différences. Le M 23 est plus faible que son prédécesseur, avant tout au niveau politique. Les anciens chefs rebelles Tutsi rwandophile ou comme Nkunda, les Banyamulenge, originaire de la tribu Tutsi du Sud-Kivu. Ils avaient fait de la lutte contre la discrimination à l'encontre des Tutsi congolais sous Mobutu et Kabila plus tard sous le nom plus ancien. Comme ils étaient seigneurs de guerre impitoyable, mais ils avaient des supporters et le poids politique. Le M 23 n'a pas ce poids, ni militaire, ni politique. La milice a environ 1200 combattants, dont seulement 500 ont été bien formés militairement. La force d'élite avait à l'assaut de Goma de lourdes pertes, selon les observateurs MONUSCO 150 hommes.

Pour remplir les rangs, le M 23 fait la conscription forcée, qui a été documentées par l'organisation de droits humains Human Rights Watch. Après la prise de Goma, le porte-parole de la milice a annoncé vantard, 2000 soldats du gouvernement avaient gagné les rangs des rebelles. Ce sont des combattants de l'ex-CNDP qui avaient considérablement pas ganré la rebellion. Ils ont été attirés par la promesse d'une allocation mensuelle de $150 – si elle sera vraiment payée.

La menace des rebelles de passer à Kinshasa ne peut pas être prise au sérieux. Déjà à Sake, à 30 kilomètres à l'ouest de Goma, ils se sont arrêtés. Plus au sud, vers Bukavu, l'armée gouvernementale peut compter sur les milices qui haïssent le M 23. La semaine dernière, dans les alentours de Goma les intellectuels critiques aurait été intimidé par des menaces de mort, selon l'ONU, il ya eu des exécutions.

Et la suite?
La réintégration des rebelles dans l'armée nationale sous l'ancien modèle n'est pas vraiment une option. Le président rwandais Paul Kagame le sait, et les sanctions économiques imposées par les bailleurs de fonds en raison de l'expansionnisme rwandais ont surpris Kigali. Mais pour des accords secret, il faut des pions. Là, les rebelles du M23 lui rendent service. Et au milliardaire Kabila qui pille le Congo depuis une décenie, chaque insécurité qui cache ses vols, sont les bienvenus. La semaine dernière le chef de l'armée congolaise, le général Amisi, a été suspendu. Il avait vendu, selon les experts de l'ONU, des armes au rebelles. Ce fut un prétexte commode. La suite sera donc comme le passé: insécurité, guerre et rébelles pour le peuple; pillage des resources par Kagame et Kabila pour s'enrichir encore plus.

© Sika Sika SPRL / Itimbiri ya Sika
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Un an après les éléctions:
les preuves de la fraude

Bulletins de votes brûlés,
bureau de vote à Mayi-Mayi
Cela fait exactement une année depuis que les Congolais s’étaient rendus massivement aux urnes pour élire leurs nouveaux dirigeants, bravant même la pluie. Décidés à apporter un changement à tous les niveaux, les électeurs n’ont pas hésité de se passer des consignes pour contourner les manoeuvres des ennemis de la démocratie, à travers des méssages téléphoniques, relayés par la suite de la bouche à l’oreille. Par exemple, chacun devait cocher sur le bulletin de vote avec son propre stylo. En plus, il fallait rester devant les bureaux de vote jusqu’au dépouillement et â l’affichage des résultats. Toutes ces consignes avaient été respectées. Plus vigilante que jamais, la population a monté sa propre sécurité pour empêcher aux tricheurs de verser leurs bulletins pré cochés dans différents centres de vote. Ainsi, plusieurs candidats qui s’étaient livrés à cette aventure antidémocratique ont été capturés en flagrant délit de tricherie, certains tabassés, d’autres encore lynchés, tel que signalé dans certaines provinces dont le Kasaï Oriental.

Malheureusement, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait déjà ses lauréats en poche. C’est pourquoi à la publication des résultats, c’était la consternation dans toutes les provinces. Personne ne pouvait manifester sa déception, vu les dispositions militaires prises à travers les artères principales de la province Kinshasa et d’autres grandes agglomérations en province.

Quelques mois seulement après ces scrutins, c’est la guerre qui a éclaté, signe que les résultats publiés par la CENI n’ont pas respecté la vérité des urnes. Au lieu de consolider l’unité du pays, ces élections ont au contraire divisé les Congolais. Minimisée au départ, la rébellion du CNDP, débaptisée M23, prend aujourd’hui des proportions inquiétantes. Les Forces armées de la RDC sont incapables de déloger ces rebelles des territoires qu’ils occupent depuis des mois. Parmi leurs revendications, figure entre autres la vérité des urnes. La Majorité présidentielle (MP) a fini par donner raison à l’Opposition qui a toujours soutenu et démontré que les élections du 28 novembre 2011 n’ont été conformes ni à la vérité, ni à la justice. Pour preuve, la MP est d’accord pour la mise à l’écart du bureau de cette institution conduite par un pasteur.

Une année après ces élections de la honte, les Congolais ont reculé dans bien de domaines. Les violences ont repris de plus belle dans l’Est et le Nord où des innocents meurent chaque jour, de nombreuses familles soumises à l’errance, bref, une catastrophe humanitaire. Plusieurs soldats loyalistes ont fait défection des FARDC, une rébellion créée au Kasaï Oriental par John Tshibangu, des opposants traqués, arrêtés, enlevés, les droits de l’homme bafoués. C’est dans cet univers horrible que les élections de Ngoy Mulunda ont conduit les Congolais.

Commentaire par Lefils Matady

jeudi 22 novembre 2012

Kabila refuse le palabre et laisse piller Goma

Contrairement à l'armée
gouvernementale, les M23
n'ont pas pillé (cette fois)
Le monde entier tourne son regard vers le Nord-Kivu et tout le monde se pose la question: Mais qu'est-ce qui ce pass là? En fait, le gouvernement de M. Kabila fait une fois de plus preuve de son échec total: Pillage de la ville de Goma par l'armée gouvernementale, avant de se retirer pour laisser la capitale nordkivutienne à la merci des rebelles.

La ville de Goma fut mis sous le commandement du général Gabriel Amisi, ancien rébelle du RCD-Kigali. La population de Goma voyait cette nommination avec une certaine résérvation. Amisi et connu comme ancien allié de Laurent Nkunda Batware et à gagnö les rangs de l'armée en 2009. Si c'est vraiment le mécontentement des soldats suite à cette nomination qui explique les tirs essuyés contre le ministre de la défense Tambo Luba cette semain, comme rapporte une partie de la presse, n'est pas confirmé.

À l'approche des rébelles du M23, le générale Amisi à ordonné le retrait des forces de l'ordre jusqu'à Sake, environ 30 km à l’Ouest de Goma. Ceci peut avoir plusieurs raisons: Laisser la ville aux rébelles, avec lesquels le général sympathise? Éviter des combats en ville pour ainsi protégér la population (un grand geste du jamais vu au Congo)? D'autres soruces disent qu'Amisi aurait reçu la mission d’assurer l’occupation pacifique du Goma par le Rwanda? Nous ne le savons pas.

Par contre, c'est seulement la moitié des soldats qui ont obéit à l'ordre et protesté dans les rues de Goma. Comme si la population aurait besoin des soldats qui sillonent des avenues en protéstant et – en pillant. En effet: En quittant la ville, les forces gouvernementale ont pillé; contrairement aux rébelles du M23 qui sont entrés peu après à Goma.

Les étudiants de Kisangani ont incendié le bureau du parti kabiliste de cette ville. Même si la colère contre ce jeune homme qui ne dirige pas notre pays depuis onze ans déjà est bien compréhensible, ce genre d'actions déstrucitves ne fait pas avancer le pays. Au début de la misère, pas seulement au Nord-Kivu sont
  • le fils à papa Kabila qui ne tient pas ses promesse (ici ceux du 23 mars 2009 envers le CNDP)
  • la non-gouvernance de l'ensemble du pays
  • le manque de structures locales, c'est-à-dire la non-décentralisation
  • la non-volonté d'appliquer la décentralisation modèste, voté par le peuple avec la nouvelle constitution
  • un président grossier qui renonce à ses origines africains: renoncer aux négotations, au palabre; Joseph, qui t'a élevé?
Si quelqu'un me dit de couper une province qui est plus grande que la France (la nôtre) en quatre, sera la balkanisation et de créer des provincettes de trop petites taille, est simplement un menteur. Tous ces provinces (Ituri, Bas- et Haut-Uele, Tshopo) seraient plus grand que beaucoup de pays même comme la Bélgique, l'Autriche ou les Pays-Bas. Ces provinces seraient toujours plus grand comme le Burundi ou le Rwanda. Et si un président n'arrive même pas à gérer sa capitale, il faut laisser la population dans les zones éloignés de prendre les affaires locales en mains eux-même.

Commentaire par Esperence Monoko Polelele

Itimbiri ya Sika du 22 novembre 2012, © Sika Sika SPRL, Aketi (BU)

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jeudi 15 novembre 2012

Les FARDC en fuite déjà à l'annonce d'une bataille

Enfant recruté de force
Après une trêve d'une certaine durée, nous attendons encore une fois des combats entre l'armée gouvernementale et le M23. Selon des sources bien informées, les rebelles veulent avancer sur Goma ces prochains jours, ce que l'armée a déplacé déjà dans la terreur.

Les rebelles congolais du «Mouvement du 23 mars» (M23), soutenu selon l'ONU par  le Rwanda et l'Ouganda, veut entrer à Goma. Un porte-parole des rebelles a dit, la capitale de la province du Nord-Kivu va être attaqués lorsque les forces gouvernementales n'arrêtent pas d'attaquer des positions du M23. L'armée veut arrêter und éventuelle avance des rebelles plus au nord, à Kanyarucinya. Cette ville abrite plus de 60 000 réfugiés. Selon des témoins, déjà des milliers de réfugiés, et aussi des soldats gouvernementaux qui ont abandonné leurs positions, quittent Kanyarucinya vers Goma.

Le M23 a commencé sa rébellion en Avril avec une mutinerie au sein de l'armée congolaise. Les conspirateurs s'appuyent sur l'accord du 23 Mars 2009, qui a eu terminé la rébellion du CNDP, également soutenu par le Rwanda. Selon le contrat, les rebelles seront intégrés politiquement et militairement dans les institutions de l'état congolais. Ensuite, l'accord prévoit une offensive militaire contre les milices hutues rwandaises, qui se composent des restes des génocidaires de 1994, et la réparation des infrastructures dans le Nord-Kivu. Mais parce que les deux parties ne souhaitait pas abandonner leurs privilèges et bénéficent de piller la région, les accords n'ont pas été mises en œuvre ou seulement de la manière insuffisante.

Depuis Août rêgnait une paix très fragile, suitedes à des négociations indirectes de l'Ouganda. L'organisation des droits humains Human Rights Watch (HRW) a documenté en octobre de nombreuses et de graves violations des droits de l'homme. Entre autres choses, le M23 a tué en juillet à Rutshuru, dans le sillage de recrutement forcé d'enfants-soldats 33 gars à titre d'exemple.

HRW a également soumis de nouvelles informations sur le soutien de M23 par l'armée rwandaise. Le Rwanda et l'Ouganda refusent ces accusations. Toutefois, ceux-ci sont apparemment assez convaincante que les États-Unis, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède ont gelé leur aide au Rwanda.

Comment se comportera la MONUSCO dans les prochains jours? Nous ne pouvons rien dire à ce sujet. La MONUSCO est méprisé par la population de la région, car elle ne prend généralement pas l'action, même lorsque des milices ou l'armée commets des violations des droits humains devant leurs yeux.
MFHN

(Itimbiri ya Sika du 15 novembre 2012)

jeudi 8 novembre 2012

Protection des écosystèmes

M. Kinzonzoli.
L’Association pour la promotion des initiatives locales en Afrique forestière (APILAF) est une organisation non gouvernementale de développement active dans notre Province depuis 21 ans. Ses membres s'engagent dans le domaine de l’agriculture, de l’environnement, des projets de recherche expérimentale et du développement communautaire.


Parmis les membres de cette association, on trouve toute sorte de gens qui vivent dans ou de la forêt: Pygmées, cultivateures hommes, femmes et même des enfants. Eux tous, il savent ceux que la forêt leur donne: Bois d’œuvre, bois de construction, bois d'énergie, champignons, légumes comme par exemple les jeunes feuilles de Marantaceae, des fruits sauvage, plantes médicinales, miel, vins traditionnels, gibiers, oiseaux, poissons, larves des Coléoptères, chenilles, termites, sauterelles, mollusques... Et si on en abuse pas aussi des champs de culture.

Faustin Kinzonzoli Tembo est le président de l'APILAF. Voici pourquoi il est active dans l'APILAF: «Ce qui m’a intéressé dans le code forestier, c’est surtout les idées autour des crédits agricoles. Si le paysan avait accès aux crédits, il pourrait beaucoup plus développer ses activités. Aussi, l’octroi de terrains est parfois un processus très long et difficile. Les mécanismes qui seront mis en place par le code peuvent faciliter les paysans à obtenir et à travailler sur un terrain qui leur appartient vraiment.»

La forêt nous approvisionnement en ressources alimentaires et énergétiques, elle nous produit de l'eau de bonne qualité. Elle est aussi un réservoir de la biodiversité et une source des médicaments. La purification de l’air se fait par la forêt et elle es habitat et lieu de refuge. À part de cela, la forêt nous rend encore d'autres services impayable: Briser les vents violents, protection  des cours d’eau, fertilité du sol, lieu d’initiation traditionnelle, lieu de repo… N'oublions pas la protection du sol contre l’érosion et les cordes pour les piège, l’arc des flèches et fabrication des filets de chasse.

Donc, il faut bien prendre soin de la forêt, qui est notre base de vie. Avec le changement climatique qui apporte par exemple la sécheresse et aussi la vente de la forêt à des entreprises internationales, la population local doit se réorganiser. L'APILAF a une grande expérience et peut initer et accompagner des communautés locales qui le désire: Apprendre comment vivre avec tous ces changements avec la forêt, dans la forêt et pour et de la forêt.
par Émile Mulotwa

jeudi 1 novembre 2012

Basántu basɔ

Kéba: Basántu basɔ tǒ mokɔlɔ 1 novɛ́mbɛ ezalí eyenga na Aketi. Lɛ́lɔ ezalí zuluná tɛ́.

Imprimerie Sika Sika SPRL
Balabála ya Buta 5
Aketi,  Wɛlɛ ya Nsé (OR)

Christophe Muzirihwa Muene Ngabo, naquit à Lubumbu (SK) en 1926, fut ordonné prêtre  en 1958. Cinque ans plus tard, il commence sa formation dans la Compagnie de Jésus où il a fait sa profession religieuse en 1965. En 1980, il devient Provincial des Jésuites de la Province de l’Afrique Centrale et en mars 1994 il est nommé archevêque de Bukavu, jusqu’à son assassinat le 29 octobre 1996, il y a exactement 16 ans.

Il a vécu son ministère épiscopal exhortant à résister contre la haine et en parlant haut et fort devant les injustices et les violations des droits humains. Sa vie est un exemple d’encouragement pour un engagement plus effectif pour la justice, la paix et la vérité. Il a donné sa vie en défense des valeurs évangéliques, pour la paix, le dialogue, le respect de tous les pays de l’Afrique des Grands Lacs et de ses habitants. Un vrai témoin, dont tous les Chrétiens et les Congolais peuvent être fiers.

jeudi 25 octobre 2012

Isiro se révolte: Wɛlɛ ya Likólo ezandí nzelá

La capitale du Haut Uele
a le ras-le-bol.
Ademis/Une manifestation énorme demanda mardi passé le désenclavement de la région. La population se révolta et donne au gouvernement un bref délais pour changer les choses qui trainent depuis une décennie.

Une marche pacifique d'une taille du jamais vu dans notre province eut lieu à Isiro, le mardi 16 octobre. Sous l'impulsion de la commission diocésaine Justice et Paix et avec la coordination de la société civile, la population cria haut et fort au gouvernement de Kinshasa d'ouvrir les voies d'accès à la cité d'Isiro, futur chef-lieu de la province du Haut Uele, et de ses environs, car rail et route sont fermés depuis des années, respectivement que praticable pendant les trois mois de la saison sèche par piétons et cyclistes. L'enclavement par voie terrestre n'est pas seulement observé sur les axes routiers, mais aussi par le chemin de fer Mungbere-Isiro-Bumba. Pendant que toutes les voies ferrées sont opérationnelles à l’exception de celle qui est utile pour le Bas et le Haut Uele.

Wɛlɛ ya Likólo ezandí nzelá.
Plus d'un millier de personnes, comprenant aussi les prêtres, religieuses, religieux, pasteurs de toutes confessions religieuses confondues, policiers, musulmans, commerçants, enseignants, etc. prit part à la manifestation qui s'est terminée au bureau du district avec un mémorandum adressé au président de la république Joseph Kabila, ses quarante ministres, le parlement et le sénat afin d'inclure le développement d'Isiro dans le budget de 2013.

Les écoles et marchés restèrent fermés pendant la matinée. La marche clôtura peu avant midi. Selon le Père Mustafa Kabeya, les manifestants attendront au maximum  trois mois la réponse à leur demande avant de procéder à d'autres actions revendicatives. Les demandes sont formulé en forme d'un mémorandum, adressé au chef de l'état, dont nous publions l'intégratlité en pages 4–5. La manifestation fut avec le soutien pas seulement des églises, mais aussi des chefs coutumiers, notables, autorités scolaires et académiques, ainsi que des leaders locaux.

Reouverture du chemin de fer
Isiro–Buta–Bumba.
* ** *** ** *

Manifestation et mauvaise presse pour les résponsables à Kinshasa auraient pu évité, si M. Kabila et son ministre du portefeuille serait entré en matière quand des étrangers voulait reprendre le chemin de fer de l'Uele qui relia Isiro avec le fleuve pendant septante ans. Le bureau de la privatisation demanda il y a deux ans 20 milliards de francs madesó ya mwàna pour ouvrir les négocations – les investisseurs se sont retirés.

Commentaire par Esperence Monoko Polele 

Itimbiri ya Sika du 25 octobre 2012

jeudi 18 octobre 2012

Comment Kabila na ndɔki voulait tromper le monde


C'est en 2009 que les bruts qui se nomme gouvernement ont exproprié les pompes à essence le long du Boulevard Lumumba à Limete (KN) et détruit les jardins, rasé les arbres. Pendant des années, le boulevard qui mène de l'aéroport de Ndjili vers Gombe, siège du gouvernement fut en ruine. Ce n'était que les quelques semaines passées que fut refait le Boulevard. Pourquoi? Le sommet de la Francophonie eut lieu dans la région kinoise. Cela eut d'autres effets sur l'infrastructure de cette province à l'ouest de notre pays: le palais du peuple enfin rénové (même si pour le travail que font certains députés, on aurait pas put faire ceci) et la SNEL c'est dépassé elle-même: Des villes entières que Limete ou Kalamu qui ont normalement deux, trois ou cinq heures l'éléctricité par jour à une faible tension, avaient - quelle miracle - le courant 24 heures sur 24 et avec la bonne tension. Bref: La SNEL a prouvé qu'elle est capable de fournir ce que nous payons et que tous les coupures, chutes de tension, etc. ne sont que le résultat du laisser-aller et de la non-volonté gouvernementale. Vu ces effets sur l'infrastructure, nous déposons ici-même la candidature officielle du Uele pour le prochain sommet de la Francophonie!

Le président de la France (au centre)
visita d'abord les déffenseur des droit de l'homme.
Les chefs d'état par contre ne se sont pas laisser aveugler par ces coulisses, montés en dernière seconde de M. Kabila. Le président français, Hollande, par exemple a visité avant Kabila le village des droits de l'homme et discuter avec des défenseurs de droit de l'homme de notre pays. Seulement après une brève visite au palais présidentiel pour les deux chiffles verbales suivantes: Hollande a denoncé le manque de démocratie et de l'application des droits de l'homme. Le péroquet Lambert Mende ensuite donné une conférence de presse, pendant laquelle les journalistes du monde entier se tenaientr les côtes de rire. Le péroquet disait que le président français fut malheureusement mal informé et c'est dommage si un chef d'état parle sur des sujet qu'il ne connait pas. Bref, nous savons tous, que la seule décomcratie dans notre pays se trouve dans le nom officiel, et que «droit de l'homme» ou «makoki ya moto
» est un mot étranger pour les potentats de Kinshasa.

Mais, le président français ne se laissa pas intimider par les autorités autoproclamé de notre pays: Pendant la conférence, Hollande salua le secrétaire générale de la Francophonie et le peuple congolais – le hôte ne fut pas prononcé. Après une visite chez Étienne Tshisekedi wa Mulumba, il inaugura encore sur la parcelle de l'ambassade de France une bibliothèque, la bibliothèque «Floribert Chebeya», en mémoire de Floribert Chebeya Bahizire, défenseur de droit de l'homme, tué le 2 juin 2010 par M. Kabila.

Commentaire par Dieudonné Lolémo Pilipíli

jeudi 27 septembre 2012

Androzo Mugongo annonce le ciel par terre, mais n'y connait rien

L'ange du budget annonce:
il va pleuvoir de l'argent
Ouvrez votre parapluie! Mettez-vous à l'abris, car une somme énorme de plus de 100 000 000 000 de francs congloais vont être versé par des partenaires pour des projets de développement dans les Uele, le Tshopo et l'Ituri. La somme colossale est, pour le dire en mots, de cent milliards de francs. C'est du jamais vu. Et les bénéficaires, vous croyez rêver: éducation, santé, agriculture, infrastructure, formation, assistance aux vulnérables et nécessiteux au cours de l’exercice 2011 et au premier semestre 2012.

Mais qui est donc ce généreux père Noël qui tombera du ciel ces prochains jours avec ses cadeaux? Là, il y a moins de transparence. Le ministre provincial du plan et du budget, Roger Androzo Mugongo, ne voulait pas donner plus de précisions. Et l'impact sur le terrain? Deviendrons nous tous riche? Pouvons-nous tous acheter un vélo, travailler moins? Ce n'est pas probable, car tout rest encore flou, très flou. La provenance de cet argent et les projects.

Bon, si le ministre du plan et du budget n'as pas encore des idées, nous pouvons lui en fournir quelques-unes:
  • Éducation: l'enseignement primaire gratuit. Ceci est un des buts dit «millénaire» que tout les pays devraient atteindre jusqu'en 2015. Enseignement gratuit veut dire: salaire des enseignants payé ponctuellement et complètement, livres scolaires prêté par la province, scolarisation en langue locale et langue nationale pour avoir enfin de bonnes résultats. Eh oui, cher ministre, nous connaissons les raports de l'Unesco à ce point.
  • Santé: une station de santé par territoire equipé selon les besoins et avec des médicaments, suffisament de personnel médical et payé comme les enseignants. En plus du personnel mobil avec des vélos ou des motos pour faire le tour des villages.
  • Agriculture: Si les infrastructures sont bonnes et l'accès aux marchés facile, il n'y a plus beaucoup à faire: la formation agricole, par exemple des cours à distance par la radio. Et un régistre foncier digne du nom qui permet aussi d'enrégistrer des champs et des prairies, pas seulement des maisons…
  • Infrastructure: Cherchez l'ingénieur qui a passé ici il y a deux ans et donné lui la partie prévu pour l'infrastrucutre en forme de capital (la province comme actionnaire). En cinq ans, nous aurons la meilleures des infrastructures, le retour du chemin de fer; mille kilomètres refaits dans les Uele et vers l'Ituri. Les routes vers le rail sera affaire des villages, mais si nous avons la certitude, que les trains sont de retour et nous ouvrent l'accès au reste du monde, cela est faisable. Le chemin de fer a le meilleur rapport qualité-prix dans notre région, car il resiste mieux à la pluie. Une route pour trois mois par an, n'est pas vraiment ce que nous avons besoin.
  • Assistance aux vulnérables: Donnez cette somme à la Caritas. C'est la seule organisation qui fut et qui est présent dans la zone terrorisée, qui connait les gens et qui est honnête.
Monsieur, le ministre, nous n'avons pas assez de papier pour préciser ces points, mais croyez-moi: méfiez-vous des experts et écoutez le peuple. — Si l'argent n'arrive pas à Buta, à Aketi, Tinda etc., il faut savoir, qu'il est courrant d'annoncer de grandes sommes, mais de les verser que partiellement. Et il est courrant dans notre pays, que l'argent passe de mains en mains et partout reste un peu: détournement de fonds. Et en plus, des experts, nromalement très bien payés, proposent normalement des projects cher, car leur salaire depend de la somme investi. C'est connu depuis le feu maréchal Mobutu: des éléphants blancs.

Donc, restons sage et travaillons pour gagner notre vie. Et si un jour, quelques miètes tomberons quand-même dans notre cité ou votre village, cela sera quand-même bien. Et si un jour j'entendrai de nouveau siffler un train…

Commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 20 septembre 2012

Guerre du Kivu: La résponsabilité du gouvernement

Récamment, l’ambassadeur congolais à Paris s’est appesanti sur le soutien présumé du Rwanda au nouveau mouvement armé qui tient tête à l’armée congolaise depuis près de cinq mois, dans l’est de la RDC. Ce sont les discours des deux officiels qui m’intéressent.

D’une part, il y a le Président rwandais qui nie à peine l’implication de son armée dans le conflit dans les Kivu. Il préfère rejeter la balle vers le gouvernement congolais dont il souligne l’incapacité à résoudre ses problèmes sécuritaires internes.

«Si vous faites face à une absence totale de gouvernance et que vous continuez à dire que ce problème est causé par quelqu’un d’autre. Que c’est toujours l’autre qui est responsable… Le monde est-il aveugle ?qui va bien pouvoir croire à ces fantaisies…»
En face, l’ambassadeur congolais à Paris embrasse la ligne de communication du gouvernement congolais qui consiste à se faire passer pour une victime. Sans répondre succinctement aux propos insultants de Paul Kagame, il se contente encore une fois d’accuser le Rwanda de soutenir la rébellion.
«Nous estimons à plus ou moins 5 000 hommes de troupe des forces armées rwandaises éléments de l’armée rwandaise qui soutiennent le M23. Le M23 est un mouvement soutenu à 100% par le Rwanda… »
Sans vouloir défendre le Rwanda dont l’implication dans le financement et l’approvisionnement du mouvement rebelle est un secret de polichinelle, je suis tenté de souligner la responsabilité du gouvernement congolais. Même si l’implication du Rwanda était démontrée, il n’en demeure pas moins que l’armée congolaise affiche encore une fois son incapacité à répondre efficacement aux menaces que constituent les aventures des groupes armés locaux et régionaux.

Que représenteraient 5000 soldats rwandais face à une armée congolaise organisée? Rien. Le souci c’est que l’armée congolaise est à inventer. Pour qu’elle soit efficace, cette armée devrait cesser d’être un groupe d’hommes armés, sous-formés et payés au lance-pierre. Il faudrait que les blessés au combat ne soient plus obligés de mendier pour se nourir. La veuve du soldat congolais ne devrait plus être obligée de se prostituer ou de vendre des cacahuètes pour nourrir les orphelins d’un homme mort pour sa patrie.

Si le Rwanda doit être blâmé dans cette affaire, le gouvernement congolais devrait également être interrogé sur son incapacité à bâtir un État fort,respecté de ses voisins et à même de gérer ses problèmes internes.

Commentaire par Cedric Kalonji


• tála mpé: Le Rwanda et M. Kabila financent le M23

Suite à des changements téchniques par le fournisseur de notre site, l'entreprise Google Inc., la connexion est devenu extrèmement difficile, voir parfois impossible pour publier les articles le jeudi. Depuis des semaines, nous essayons à contacter les résponsables, mais toujours sans réponse. L'Éditeur Sika Sika SPRL, Aketi, Bas-Uele (OR).

jeudi 13 septembre 2012

De jeunes contre les rebelles; les soldats expierimentés aux vacances

(Agence Fides) - L’armée congolaise a lancé une nouvelle campagne de recrutement, officiellement non liée à la guerre dans le Nord Kivu, où elle doit faire face au mouvement rebelle M23 (anciennement CNDP), formé en grande partie de déserteurs. Le recrutement de nouveaux militaires suscitent cependant des interrogations, ainsi que l’affirme un rapport du Réseau Paix pour le Congo. 

Dans un premier temps, en ce qui concerne les délais: recruter et entraîner de nouvelles recrues demande au moins 6 à 9 mois. Entre temps, le M23 pourra poursuivre sans encombre son avancée. Il faut en revanche sélectionner les militaires déjà en service étant véritablement fidèles à l’état et les doter des moyens nécessaires afin de faire face à l’offensive rebelle. «Il y a de nombreux cadres qui ont été formés dans différentes académies militaires et qui sont mal ou non utilisés. Ils pourraient être immédiatement mis à profit, pour assurer l’encadrement et la mise en train de nouvelles unités combattantes à constituer» affirme le Réseau Paix pour le Congo.

Le principal problème demeure celui de l’infiltration d’éléments liés aux différents groupes de guérilla dans les rangs de l’armée régulière. «Dans une interview dans les colonnes de notre confrère Le Potentiel de Kinshasa – affirme le rapport –, le président des jeunes de Rutchuru, Sinza Wolf, a décrié le laxisme des  autorités militaires et chefs de services de sécurité de la province du Nord-Kivu et la complicité de plus en plus visible dans le chef de la chaîne de commandement militaire.»

«Selon Sinza, la planification de la présente guerre a eu lieu à Goma, sous un regard complice des services de sécurité. Par conséquent, la prise de la ville de Goma par les rebelles du M23 ne sera pas une surprise, parce que beaucoup de ces rebelles s’y trouvent déjà, a-t-il averti. Réfutant la thèse selon laquelle les militaires congolais étaient incapables de faire face au M23, il a affirmé qu’il s’agit plutôt d’un problème de manque d’organisation et de trahison constatée dans les rangs de certains responsables de l’armée dont il a suggéré la révocation.»

Les militaires congolais, privés des moyens de subsistance les plus élémentaires – à commencer par la nourriture – et dont la solde se trouve souvent amputée ou empochée par des officiers corrompus, sont ainsi contraints à rançonner la population civile. Les Forces armées congolaises risquent donc de devenir aux yeux des civils l’un des nombreux mouvements armés qui les oppriment.

jeudi 6 septembre 2012

Un million de congolais demandent la paix

Mgr Nicolas Djomo
(Fides) – Une pétition signée par plus d’un million de congolais contre la guerre dans l’est dans le pays fut remise à Hervé Ladsous, Secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix, représentant le Secrétaire général de l’organisation, Ban Ki Moon, se trouvant en Iran. 

La délégation qui ont remis la pétition était conduite par Mgr Nicolas Djomo, Président de la Conférence épiscopale congolaise (CENCO) et comprenait Pierre Marini Bodho, Président de l’église du Christ au Congo (ECC) et El Hadj Cheick Abdallah Mandala, Président de la communauté islamique au Congo (COMICO). La mission des responsables religieux congolais aux États-Unis a pour but de sensibiliser l’opinion publique et les responsables politiques, économiques et religieux américains sur la stratégie de déstabilisation de l’est mise en œuvre par des mouvements de guérilla tels que le M23 qui terrorise depuis des mois les populations du Nord Kivu.

L’objectif de ces groupes, appuyés par des puissances et des intérêts extérieurs, est d’exploiter de manière illicite les immenses ressources minières de la zone. Ces jours derniers, la délégation congolaise a tenu un certain nombre de réunions publiques, rencontrant des responsables religieux américains. Avant-hier, elle fut reçue au Congrès (parlament) de Washington et avait rencontré des fonctionnaires de la Maison Blanche.
* ** *** ** *
Pourquoi parle Itimbiri ya Sika des rebelles et des problèmes de sécurité au Kivu, pendant que nos mamans sont violé et nos enfants enlevés par ce diable de Kony, chef des terroristes LRA? Ce'st une question qui se posent un certain nombre de lecteurs.

C'est avant tout une question de politique. Si les evêques et les autres leaders religieux arrivent à attirenr l'attention internationale au drame de l'est, cela nous arrange aussi. Avec un peu de diplomatie, on pourra même élargir le Nord-Kivu jusqu'au Haut-Uele. Pou les américains qui ne connaissent pas trop bien la géographie de notre pays, cela ne pose pas de problèmes. Donc, c'est mieux de se réunir pour chercher de l'aide pour la paix. Aps Kivu ou Uele, mais la paix pour tout le nord-est du Congo.

commentaire par Esperence Monoko Polele

jeudi 23 août 2012

Prêtre catholique de Dungu lauréat d'un prix international

Abbé Benoît Kinalegu
L'abbé Benoît Kinalegu, directeur de la Commission diocésaine Dungu-Doruma pour la justice et la paix, est lauréat du prix Alison des Forges 2012. Le prêtre qui dénonce les exactions commises dans la province par les terroristes «de résistance du seigneur» (LRA) et œuvre pour la réhabilitation de ses victimes.

Le prestigieux prix Alison des Forges décerné par l'organisation non-humanitaire Human Rights Watch lui a été désigné le 14 août pour «son engagement exceptionnel en faveur des droits humains » à la Nouvelle York. Pour cette ONG, le prêtre congolais milite notamment pour la dénonciation des exactions des rebelles ougandais de la LRA contre la population.

L’abbé Kinalegu aida à établir un réseau d’alerte précoce pour signaler toute activité suspectée des terroristes par phonie. Il travailla également sur des programmes de réhabilitation pour les personnes enlevées par la LRA et qui se sont échappées, bref, l’abbé Kinalegu est devenu une voix puissante exhortant la communauté internationale à traduire les commandants de la LRA en justice.

«Ce défenseurs des droits humains porta haut et fort sa voix et aida des personnes qui avaient besoin de protection dans certaines des situations les plus dangereuses et difficiles au monde», déclara le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth, «Il nous démontre que le courage et la persévérance peu faire la différence, même pendant les périodes de conflit et de transition violente.»

L’Abbé Benoît Kinalegu de son côté affira, avoir accueilli la nouvelle avec un «sentiment mitigé». Il a dit sa satisfaction d’être «le porte-parole d’un peuple qui souffre». Mais, le plus grand défi reste, la capture du terroriste en chef, Joseph Koni, afin de mettre fin définitivement à la menace de ce groupe armé étranger dans le Uele.

L’abbé Benoît Kinalegu du diocèse catholique de Dungu-Doruma demanda encore une fois aux autorités d’arrêter le chef des terroristes «de résistance du seigneur», Joseph Koni: «Notre souci reste la capture du chef terroriste LRA Joseph Kony afin de mettre fin à la menace de ce groupe armé étranger dans le Uele».

Il remercia aussi l’ONG britannique d’avoir reconnu le mérite de son travail dans une région en proie à l’insécurité: «Je circulais pour consoler mon peuple en souffrance. Je faisait des voyages de lobbying, de plaidoyer et de monitoring auprès d’un peuple qui souffre au plus haut niveau.»

par Esperence Monoko Polele

Déjà en 2009, Human Rights Watch prima un Congolais, Mathilde Muhindo, directrice de l'organisation des droits des femmes Centre Olame, qui aide à lutter contre la discrimination féminine et les violences sexuelles.

Ce prix rend un hommage posthume à Mme. Alison des Forges qui fut conseillère de Human Rights Watch en Afrique pendant près de vingt ans. Elle a péri dans un accident d’avion le 12 février 2009. Elle était la principale spécialiste mondiale du Rwanda, du génocide de 1994 et de ses séquelles.


voir aussi nos articles du 12 yúli 2012: Le traitre de Kinshasa délivre le Uele aux terroristes et du 26 yúli 2012: Le Nord délivré aux térroristes

Nos cyber-lécteurs en ligne trouvent en bas de page de chaque numéro une carte avec les dernières attques des terroristes.

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Itimbiri ya Sika, 23 augústo 2012 © Sika Sika SPRL, Aketi (BU), Kongó

jeudi 16 août 2012

Le Congo se ridiculise aux jeux olympique à Londoni

Le Congo n'a pas encore
atteind le niveau international;
ni en politique, ni en économie,
ni en corruption, ni en sport:
Chancel Ilungu renvoyé
à l'entrainement.
La katangaise Chancel Ilungu Sankuru est dernière, 44ème sur 44 en athlétisme, course de 1500 m des femmes. Mais regardons de près: Le première cours en 4:04 minutes, l'avant-dernière en 4:29 et Ilungu en 5:05. C'est-à-dire: 43 athlètes ont un résultat entre quatre minutes et quatre minutes et demie minutes – sauf la congolaise de plus de 5 minutes. 

La distance est grande, très grande; le congo pas encore au niveau du reste du monde: 43 athlétes dans une bande assez étroite de 25 secondes, nous avec 36 secondes de distances. Notons bien que la première fut une éthiopienne et ne me dites pas que l'Éthiopie est vraiment plus stable et plus développé que le congo. Chancel Ilungu Sankuru ne se laisse pas décourager: Étant bonne congolaise, elle déclare: «Avec l’aide de Dieu, si je peux trouver des sponsors et multiplier des stages, je pourrais battre beaucoup de championnes.»

Àh, voilà: Dieu doit l'arranger. Et les sponsors – et en 2016 elle veut battre les autres; voir la médaille d'or? Non, cela ne marche pas. Il y a un pays qui trouve toujours des raison pour l'echec ailleurs et avec l'aide céleste et l'argent d'ailleurs (qui manque), on pouurait… Ce pays est le notre.

Echec programmé: Zatara
Mande Ilunga fut inscrit
dans la mauvaise, mais
préstigieuse discipline.
La réussite au sport ou ailleurs, c'est la discipline, le travail dur, l'engagement, l'entrainement, la sueur; après le travail, dans le temps libre, le soir. Comme-ça Chancel Ilungu Sankuru ne sera pas championne du monde, mais au moins parmis les autres.

Mais qui, tonnerre de Brest, à fait la séléction de nos quatre athlètes?
  • Un boxer qui arrive en retard à la compétition, car il n'était pas habitué de mettre les protections et perd – une première mondiale! il faut le dire - pendant le match le casque. 
  • Et pour le marathon, donc une course de longue distance, on envoye le malheureux Zatara Mande Ilunga, spécialisé en course à moyenne distance, qui doit abandonner étouffé la course avant d'arriver au but. 
Il semble presque que le Congo c'est spécialisé en se ridiculisant devant le monde entier en politique, en économie et maintenant aussi au sport.

Une nouvelle politique de sport pouvait permettre au Congo peut-être pas de gagner des médailles d'or tout de suite comme l'Éthiopie, l'Ouganda, le Kenya, etc., mais au moins de se présenter à niveau international. Voici la nouvelle politique de sport:
  • Les résultats content, pas la proximité à la famille Kabila. 
  • Introduction de la double nationalité: Tous les congolais de la diaspora qui vivent dans des conditions meilleures en Afrique du Sud, Canada, Amérique ou en Europe, pouvaient aussi participer pour la gloire du pays: Imaginons: des patineurs, des skieurs (des congolais en Suisse et en Norvège), une équipe de Rugby (des congolais aux États Unis), etc. 
  • Pas de préstige comme un semi-marathoniste au marathon, mais le faisable.
Changeons la menthalité et gagnons le niveau international.

Commentaire par Esperence Monoko Polele

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jeudi 9 août 2012

Séminaire de Théologie Saint Paul bien probablement bientôt à Juba

en exclusivité
Card. Gabriel Zubeir Wako
Au Vatican, siège internationale de l'Église catholique, des négocations sont en cours depuis des semaines concernant le transfert du Séminaire de Théologie Saint Paul de Khartoum (Soudan, à majorité musulmane) à Juba (Soudan du Sud, à majorité chrétienne) suite à des consultations avec les Evêques du Soudan et du Soudan du Sud. 

Selon des sources très proches de Mgr Paolino Lukudu Loro, Archevêque de Juba, la décision devrait être déjà prise à Rome et annoncé au retour de l'Archevêque les jours à venir. Le Cardinal Gabriel Zubeir Wako, Archevêque de Khartoum, et Mgr Paolino Lukudu Loro et Erkolano Lodu Tombe, Evêque de Yei, se sont rendus à Rome pour des consultations portant sur l’avenir des Grands Séminaires de Philosophie et de Théologie après l’indépendance du Soudan du Sud. Déjà au début 2012, le Pape Benoît XVI a envoyé Mgr Kihara Kariuki, Evêque de Marsabit au Kenya de contrôler l’état des Grands Séminaires de Juba et de Khartoum. Mgr Lukudu, qui est chargé de suivre les Séminaires pour le compte de la Conférence épiscopale du Soudan, a indiqué que la section de théologie devrait être transférée de Khartoum à Juba.

L'avenir de la section de Philosophie parait encore incertain selon notre source, pendant que les édifices destinés à accueillir les séminaristes sont déjà prêts au Grand Séminaire Saint Paul à Munuki dans les alentours de Juba. Le Séminaire Saint Paul avait son siège original à Munuki. Il avait été transféré à Khartoum dans les années 1980 à cause de la guerre civile. On attend l'annonce définitive dans les jours à venir, ainsi en ce qui concerne la section de philosophie.
par L.M.

jeudi 2 août 2012

La moitié des enfants du Bas Uele ne vont pas à l'école

Travailler, mais seulement
après les cours
En exclusivité
Souvent, on dit que l'école primaire sous sa forme actuelle, est un obstacle au développement rural. Pour vrai dire, les choses sont très complexes, mais il y a des indices qui permettent d'affirmer que, dans certaines conditions, surtout d’une scolarisation extensive, l'école peut jouer un rôle positif dans le développement social et économique. Mais hélas, les résultats qui seront publiés officiellement en mois d'août du rapport préliminaire «Enfant et adolescent en dehors de l’école» (EAD), sont pire que prévu: presque un million d'enfants, donc un tière de notre province ne sont pas scolarisés.

Cette étude est menée par l’Institut supérieur des sciences de la population de Ouagadougou (Burkina Faso) et l’Institut national des statistiques du Congo et avec l’appui du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel. Pendant que les chercheurs sont en train de finir le travail de rédaction pour publier les résultats en fain août, Itimbiri ya Sika avait déjà accès aux infomrations recoltées. La situation la plus grave est en Bas Uele où se trouve le plus grand nombre d’enfants non scolarisés malgrès que dans ce district est publié le plus ancien journal du pays.

Kabila s'en fout des objectifs
Un membre de l’équipe l’enquête, Boniface Botiyo, explique à Itimbiri ya Sika: «La répartition inégale des enfants, l’utilisation des enfants dans les travaux domestiques ou économiques, la pauvreté des parents et le manque de structures adéquates pour des enfants vivant avec handicapes font partie des différents facteurs à la base de cette situation». Donc avec un tière à la moitié des enfants non solarisé dans le Bas Uele, nous sommes encore très, très loin de l’Objectif du Millénaire que en 2015 l'école primaire soit accessible à tous les enfants du monde est même gratuit.

* ** *** ** *
Un échec de plus pour le gouvernement auto-proclament d'un certain M. Kabila. Pendant que les enfants dans les zones rurales du Zaïre rêvaient encore de devenir administrateur ou fonctionnaire, ceux du Congo s'engagent déjà à bas âge de travailler avec leurs parents sur les 20% des terrains pour l'auto-suffisance et pense que les histoires des vieux que les autres 80% furent cultivés et la recolte transporté avec quelque chose que l'on appelait à l'époque «le train», «le camion-rail» ou «le camion à remorque» vers les marchés, que ces histoires racontées la nuit, ne sont que des mythes des ancêtres…  

Commentaire par Esperence Monoko Polele  



Itimbiri ya Sika, 2 augústo 2012 © Sika Sika SPRL, Aketi (BU), Kongó

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jeudi 26 juillet 2012

Le Nord délivré aux terroristes pour fournir des armes aux rebelles

Depuis 20 ans fuyant des rebelles.
Le président présumé de Kinshasa, un certain M. Kabila, a appelé le support d'une rébellion dans l'est du pays par le Rwanda comme «secret de ouvert». Le gouvernement veut également vérifier les connexions du M 23 et l'Ouganda.

Les combats dans l'est ont entraîné au cours des trois derniers mois environ 260 000 personnes à fuir.

* ** *** ** *

La situation devien de plus en plus confuse. Depuis la semaine dernière, Kinshasa retire toutes les troupes du Nord, et laisse les deux provinces des Uele aux merci des terroristes ougandais-centrafricain, et maintenant le même M. Kabila veut vérifier les eventuelles connexions des rebelles vers l'Ouganda? 

Ceci n'est que de jeter du sable dans les yeux de tout le monde, pour que l'on ne voit plus clair l'incompetence de Kinshasa: Depuis 10 ans, Kinshasa n'arrive pas a chasser les terroristes au Nord. Depuis 10 ans, Kinshasa n'arrive pas a imposer le pouvoir étatique au Kivu. Mais tonerre de breste, qu'est qu'ils font toute la journée à Kinshasa? À popos, pour ceux qu'il l'ont oublié: Le grand chef de Kinshasa s'appelle Kabila.

Commentaire par Esperence Monoko Polele


Itimbiri ya Sika du 26 juillet 2012
• voir aussi le reportage du 19 juillet 2012 comment M. Kabila finance les rebelles.

jeudi 19 juillet 2012

Le Rwanda et M. Kabila financent le M 23

Commandant du M 23
approche Goma.
Le chef de l'armée, un certain M. Kabila fourni des armes aux rebelles et collabore avec le Rwanda. Des Rebelles congolais sont approchés depuis le week-end jusqu'à 40 kilomètres de Goma. Kinshasa accuse le Rwanda d'être derrière l'attaque. Ce qui est aussi dit dans un rapport de l'ONU.

Les rebelles du M 23, qui compend des ex-soldats de l'armée congolaise et des milices rebelles congolais tutsis ont uni leurs forces, s'avança sur les pentes occidentales du massif des Virunga et de la frontière congo-rwandaise vers le sud et sont une journée de marche à partir de Goma. Les insurgés avaient pris le dimanche de Rutshuru, à 70 kilomètres au nord de Goma.

Kinshasa a envoyé des renforts de troupes à Goma le mardi et a décollé à cet effet, les unités de chez nous au nord du pays où ils font avec le soutien des instructeurs américain la chasse aux terroristes de Joseph Kony.

Le M 23 comprend d'anciens dirigeants du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), qui avait été intégrés dans l'armée congolaise le 23 avril 2009. Le M 23 exige la mise en œuvre pleine et entière des accords d'il y a trois ans.

Dans la conquête économique du Rwanda, des hommes d'affaires du pays voisin ont acheté terrains, matières premières et entreprises, souvent soutenus par les Banyamulenge,  congolais de l'éthnie des tutsi. Le proteste de Kigali que le Rwanda officiel n'étaient pas impliqués dans les aventures militaires et économiques dans l'Est, sont donc qu'à moitié vrai.

Mais selon des experts de l'ONU, il y a aussi la deuzième partie de la vérité. et l'ONU l'a dit clairement dans un nouveau rapport. Dans un appendice de 44 pages, l'implication des dirigeants rwandaise et de son armée est décrite dans un certain nombre de détails et des preuves. Kigali soutien donc à la fois le M 23 et six autres groupes rebelles dans l'est avec des armes, des munitions, des fournitures médicales et la formation militaire, écrivent les auteurs.

Le rapport contient des détails sur les réunions des membres du personnel armée rwandaise à mobiliser les hommes d'affaires et les politiciens à Goma, afin qu'ils rejoindent le M23 ou aident à le financer. Itimbiri ya Sika a déjà signalé que aussi des soldats congolais qui ne touchent pas leur salaire, vendent en grandes quantités des armes, des munitions et des uniformes au M 23. Parce que celui-ci contrôle de nombreuses mines, le M 23 peut toujours payer en espèces.

Le Rwanda dément tout, ce qui semble exagéré, et a accusé les auteurs de prendre position. Les auteurs du rapport ont prouvé leurs allégations dans le document et ont une bonne attention sur le fait que ils ont répertorié tous les incidents seulement quand ils avaient au moins cinq sources indépendantes. En plus des entrevues avec des déserteurs de groupes de miliciens, le rapport énumère également des photos, qui donnent des informations sur les livraisons d'armes rwandaises, ainsi que les transcriptions des messages radiophoniques interceptés entre les autorités de l'armée et les rebelles rwandais. C'est exact. Mais l'autre moitié des armes que les rebelles utilisent sont venus directement à partir de Kinshasa, l'ONU n'en parle pas.

* ** *** ** *
Rwanda fait de la politique pour la Rwanda, pas pour le Congo. Ceci est normal. Kinshasa par contre baisse le niveau de sécurité ici dans le Nord en enlevant des soldats plus qu'important pour la chasse aux terroristes et les envoie à l'Est, pour qu'ils fournissent les rebelles avec des armes, ce qui est inacceptable. Ceci est la seul responsabilité du chef de l'Armée absolument incompétent depuis dix ans. Il devrait être renvoyé immédiatement à l'enfer.

par Esperence Monoko Polele



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jeudi 12 juillet 2012

Le traitre de Kinshasa délivre le Uele aux terroristes

«Yozefu Kabila azalí
ndeko nangáí.»
Ce Monsieur Kabila qui s'est déclaré président à Kinshasa pour un troisième tour inconstitutionel joue un sale jeux. Les pions, ce sont nous, le gens du Uele et du Kivu. Au lieu de faire le moindre travail - ou au moin de laisser le peuple tranquille, se sadiste se plaise de déranger les habitants des villages en envoyant (et retirant) ses troupes de violeurs et de meutriers, soit-disant pour nous protéger.

Oui, c'est vrai, en nous violant et en nous tuant par des rebelles renommé armée gouvernementale, il nous epargne d'être tué par les terroristes. Encore plus, en nous tuants par ses rebelles-devenus-soldats, il nous epargne d'être tué par des rebelles-réstés-rebelles. Jabólo na Lifelo lui sera reconaissant à toujours. Les mamans et les papas d'Aketi, de Niangara ou de Dungulu par contre préfèrent d' être violés ou tués ni par les uns, ni par les autres. 

Il y a une grande puissance, un pays démocratique est important, qui souvent prend le rôle de policier du monde: Lisanga ya Ameríka. Ils sont loin, très loin, mais l'année passée, eux, ils ne pouvait plus fermer les yeux devant tant de négligence, tant de terreur par les forces de Kinshasa. D'un côté, leur ancien président, M. Jimmy Carter est venu avec des témoins pour assister aux élections. Son vérdict était clair et soutenait celui de l'Église catholique: les résultats sont falsifiés, faux, nul. Le président autoproclamé Kabila rigolait.

D'autre côté, ce sont les forces armées américains qui sont arrivé l'année passée déjà dans notre région. Oui, encore des hommes armées, mais pour une fois ou pour la seul fois, vraiment des gens de bonne volonté pour chasser les terroristes et protéger la population rurale de la LRA. Êtant engagé déjà dans d'autres zones de crise, les américains n'ont envoyé que des officiers pour guider les soldats congolais sur le chemin, pour qu'ils font pour une fois leur travail comme il faut.

D'abord Kinshasa négliga cela. Seulement après de la pression politique importante, M. Kabila c'est contenté d'envoyer quelques hommes FARDC au Nord. Après ces difficultés de démarage, la collaboration et la chasse aux terroristes c'est bien développé. Pas de miracles, mais quand-même. Mais après quelques semaines déjà, ces jours, les soldats congolais sont retirés et envoyé au Kivu. Certes, au Kivu aussi, il y a des problèmes, mais rien de neuf - sauf que le CDNP c'est renommé en M23. Un simple changement du nom des rebelles kivuiens et le «père de la nation» laisse les deux provinces du Uele à la délivrence des terroristes de la LRA.

Une fois de plus, mwána ya tatá montre sont vrai vissage et les claqueurs corrompu de l'UMP lui félicitent pour la sagesse de sa politique bien réfléchi. Si le Chemins de fer des Uele serait encore en service, je lui offrirai un billet Lifolo simple course comme cadeau; ce coquin sait très bien, pourquoi il laisse les infrastructures se délabrer.  

Commentaire par Dieudonné Lolémo Pilipíli




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jeudi 5 juillet 2012

Vacances scolaires

IS/Ce lundi, 2 juillet, toutes nos écoles primaires, secondaires et humanités conventionnées catholiques ont clôturé l’année scolaire 2011-2012. Le matin, tout le corps enseignant, les directeurs et préfets ont remis des bulletins à leurs élèves.


Le lundi fut une journée de joie pour ceux qui montent des classes, tandis qu'il y a eu aussi des pleurs pour ceux qui doivent rependre l’année dans une même classe. Les portes de nos écoles s’ouvriront de nouveau au début du mois de septembre pour l’année scolaire 2012-2013.

jeudi 28 juin 2012

Une église courageuse et des élections manipulés

Le drapeau change
– le régime illégitime reste
Alors que les églises pentecôtistes dite «de réveil» se donnent non-politique, l'Église catholique est une force, qui se batte pour la vérité et la justice. Elle a critiqué la fraude électorale de M. Kabila en fin de l'année passé. La Conférence épiscopale met en question les résultats publiés. Encore plus clairement s'exprime l'organisation des religieux et des laïques. L'église a oganisaé la marche pacifique de du 16 février qui a été battu brutalement par la policie.

Le samedi 30 juin célèbre un régime qui sort de l'obscurité. Naissance, éducation en Tanzanie, début comme soldat dans l'armée rwandaise - chez M. Kabila, tout est sujet de controverse. Rien n'est clair. Même la relation avec Laurent-Désiré Kabila et le rôle du jeune dans l'assassinat de l'ancien.

A l'occasion du 30 juin, nous prenons un regard en arrière sur la fraude électorale qui s'élève à un coup d'état. Tout d'abord, le parlement a été soudoyé. Ensuite, le parlement soudoyé a modifié la constitution et aboli le second tour. Ainsi, M. Kabila aurait pu être élu avec une minorité de voix. Dans une prochaine étape, les membres de la Commission électorale nationale et de la Cour constitutionnelle ont été remplacés. Seulement des kabilistes pourrait encore y sièger. Ensuite fraude massives des listes électorales: noms des électeurs non-admissibles comme soldats, policiers, enfants et des morts y figurent par des milliers.

Pendant l'élection elle-même, la police et les militaires ont été envoyés dans les zones rurales, où des régions entières ont été empêchés de se rendre aux urnes. Puis les urnes ont été remplis avec des bulletins préparés. Armée et police ont empêché les observateurs et les membres de l'opposition à surveiller le dépouillement. Le jour après des avions sont venu avec 5 millions de bulletins de vote avec des voix fictives pour M. Kabila. Ainsi, les urnis ont été remplis.

Après l'élection, les scrutateurs et les observateurs électoraux locaux ont été interdit de donner les résultats localement connu. Néanmoins, les résultats ont été affichés. Et avec SMS ils ont été envoyés dans le monde entier. Ces résultats sont en complète contradiction avec les résultats officiels, bricolé par la commission électorale à Kinshasa. Après tout, c'est le jugement de l'Église catholique qui a particulier de poids. Parce que l'Église catholique avait plus de 30 000 observateurs qualifiés. Ce fut plus que tous les autres observateurs électoraux en commun. Et maintenant, qui est le verdict de l'Église?
  •  - Les évêques: «Nous constatons de lourdes et graves irrégularités dans le processus électoral.» Et encore: «Nous mettons les résultats publié en question.» 
  •  - Les prêtres, religieux et les laïcs katgolische à Kinshasa: «Les élections ont été massivement triché. Les élections ont été marquées par de graves irrégularités. Les résultats sont faux. Nous sommes confrontés à un pouvoir étatique qui est ilegitim et illégale.» L'Église de Kinshasa appelait à l'annulation des élections, le renvoie de la Commission électorale et appele les gens à la désobéissance civile. Les gouvernements des pays occidentaux et asiatiques assoifés de l'argent ou aau bout de la faillite (cela revient au même – l'envie d'optenir des richesses du Congo), cependant, ont reconnu le régime illégitime et illégal de M. Kabila.
Dans d'autres pays, l'Église lève aussi sa voix: En Pologne, l'Église a renversé le régime communiste. Le cardinal Tumi du Cameroun parle ouvertement contre la corruption et la fraude électorale. L'archevêque Desmond Tutu du Cape condamne la discrimination et les évêques du Burkina Faso ont déclaré que le président Compaoré devrait démissionner après 25 ans. Ce samedi 30 juin, il n'aura rien à fêter.

par Boniface Mabanza

jeudi 21 juin 2012

Analyse de la situation sociopolitique et ecclésiale du pays

La situation sociopolitique du pays reste préoccupante surtout après les élections de Novembre 2011. Après plusieurs contestations des résultats des élections présidentielles et législatives à cause de plusieurs irrégularités, fraudes et tricheries, l’Assemblée Nationale avec les nouveaux députés a commencé ses travaux, et M. Joseph Kabila, proclamé élu par la CÉNI et la Cours Suprême de Justice, est de fait président pour un mandat de 5 ans.

Confusion politique
Du point de vue politique, la situation reste donc confuse car depuis les élections il n’y a pas de gouvernement. M. Kabila a nommé un premier ministre intérimaire, dont on ne connait pas la mission. Le processus électoral semble suspendu, on ne sait donc pas quand se tiendront les élections provinciales, municipales et locales. Le pays se trouve donc dans une situation de crise politique. L’opposition du parti de Tshisedeki continue à être radicale, pendant que les autres opposants siègent dans l’assemblée et semblent avoir accepté la réalité des résultats des élections.

La terreur aux Ueles sous les yeux fermés de l'ONU
Du point de vue militaire et sécuritaire, les poches d’insécurité existent toujours dans les provinces orientales du pays (Nord et Sud-Kivu, Haut-Zaïre). Des groupes rebelles semblent resurgir et causent une montée d’insécurité, d’assassinat, de violation de droit de l’homme. La région de Dungu continue à être victime du terrorisme des LRA. Dernièrement, des casques bleus ont été déployés expressément pour traquer Kony avec le soutien logistique de l’armée américaine. L'armée congolaise n'est pas motivée, car elle est mal payée et aussi mal dirigée. Dans plusieurs coins du pays, les militaires sont devenus cause d’insécurités et de tracasseries.

Le peuple tracassé
Du point de vue socio-économique, la situation de la majorité des couches de la population demeure déplorable et même misérable. Même si le Président de la république a promis de s’occuper davantage du social, rien ne semble aller dans le sens de l’amélioration de la vie des gens. Au début de l’année, l’institution – mal préparée et sans information préalable de la base – de la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) a provoqué une flambée des prix des produits de première nécessité. Le gouvernement, n’étant pas encore nommé, ne se préoccupe pas de la vie de la population.

Du point de vue ecclésial, la prise de position du Cardinal Laurent Monsengwo sur les résultats des élections a été une cause des attaques contre l’Église. Et la Conférence Episcopale a émis une position contestant les irrégularités des élections, sans donner une position qui montre l’unanimité des évêques. L’Église de Kinshasa a tenté d’organiser une marche pour commémorer le 20ème anniversaire de la marche des chrétiens pour réclamer la réouverture de la conférence nationale souveraine en 1992, et aussi pour contester les résultats des élections publiées par la CÉNI, qui ont été jugés «non conforme à la vérité et à la justice» par le Cardinal Monsengo. Cette marche avait été interdite par les autorités de la province de Kinshasa et les chrétiens qui voulaient manifester à tout prix ont été violemment réprimés.


par le Conseil Provincial MCCJ

jeudi 14 juin 2012

Drôle de paix: 3000 déplaces

L'armée congolaise batte en retraite à Bafwasende.
OKP/Plus de 3000 déplacés du village Bigbolo en territoire de Bafwasende vivent dans des conditions très précaires dans le village de Bafwanduo, au point kilométrique 314 de la route d'Ituri. Ils ont fui les affrontements de mars, avril et mai derniers entre l'armée congolaise et des braconniers de la forêt de Badumbisa. 

Ces déplacés, majoritairement des femmes et des enfants, ont tout perdu pendant leur fuite. La Croix Rouge locale parle de six cents vingt cinq ménages qui ont fui Bigbolo en voyant les militaires battre en retraite devant ces braconniers lourdement armés.

 Certains ménages ont été reçus par des familles d’accueil, alors que d’autres se débrouillent à leur manière. Une première assistance composée biens autres qu’alimentaires a été distribuée à ce déplacés samedi dernier.

jeudi 7 juin 2012

Kisangani: Avec le retour des belges le retour du courant

La centrale hydro-électrique de la Tshopo
La centrale hydro-électrique de la Tshopo à Kisangani sera réhabilité d'ici six mois par la coopération technique belge (CTB). Cette information fut affirmé vendredi passé par Alain Nubourgh, responsable du projet. Ce sont donc les belges qui, après 50 ans de malgerence congo-zaïroise, reviennent pour réparer le héritage qu'ils nous avaient laissé. 

À savoir que pour l'instant, on ne parle que du 1er groupe de la centrale qui devrait être opérationnel entre fin 2012 et début 2013, cars les coûts de 17 000 000 000 de francs sont très élevés et le Royaume de Belgique au bout de la faillite suite à la crise en Europe.

 Selon Nubourgh, la réhabilitation de la centrale électrique permettra «à la population d’avoir une meilleure qualité de vie, mais également de développer des activités génératrices de revenus.» Le responsable du projet a appelé aux Boyomais à être bien consciente que «les inciviques qui détournent le courant ou volent les câbles, sont entrain de scier la branche sur laquelle ils sont assis.»

La centrale hydro‑électrique de la Tshopo, d'une puissance de 12.500 kW fut inaugurée en 1955 et une ligne aérienne à haute tension fut lancée au‑dessus du fleuve Congo pour desservir la rive gauche et alimenter les installations du chemin de fer.


par Esperence Monoko Polele



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